Initiative du KKE pour la reconnaissance d'un État palestinien indépendant, souverain et viable
Le KKE, par décision
du bureau politique du comité central du parti, a décidé
de renforcer la lutte pour la reconnaissance d'un État Palestinien
indépendant, souverain et viable.
Dans ce cadre, Aleka
Papariga, secrétaire-générale du Comité central du KKE, par
le biais de sa lettre au premier ministre Grec G. Papandreou, a appelé
le gouvernement grec à soutenir l'exigence de reconnaissance comme
Etat-membre de l'ONU d'un État palestinien dans les frontières de
1967, ayant Jérusalem-Est comme capitale.
Par ailleurs,
une délégation du KKE, menée par Giorgios Marinos, membre du
bureau politique du comité central du KKE, a effectué une visite dans
les ambassades de l'Autorité palestinienne, du Liban et de la Syrie
à Athènes et leur a communiqué les positions du KKE sur cette question.
Mercredi et jeudi
(6 et 7 juillet), une délégation du KKE se rend en Palestine, où
sont organisés des rencontres avec des dirigeants Palestiniens et des
représentants des forces politiques Palestiniennes. Les camarades G.Marinos,
membre du bureau politique du Comité central et membre du parlement
national, G.Toussas, membre du Comité central du KKE, député
européen et responsable de la Section politique européenne du KKE, E.Vagenas,
membre du Comité central et responsable pour la section Relations internationales
du KKE et O.Maita, cadre du KKE participent à cette délégation.
Le KKE appelle
les autres partis communistes et ouvriers à prendre des initiatives
similaires et à intensifier leur action militante dans leurs pays et
internationalement d'ici septembre, lorsque la question de la reconnaissance
de l’État palestinien devrait être posée.
Section relations
internationales du KKE
Décision
du bureau politique du Comité
central du KKE :
Initiative
du KKE concernant la question palestinienne
Le Parti communiste
de Grèce (KKE) continue et intensifie son activité pour la résolution
du problème Palestinien, avec cette nouvelle initiative pour la reconnaissance
de l’État palestinien – une initiative qui tient compte des développements
plus généraux et s'insère dans la lutte anti-impérialiste inébranlable
du KKE.
C'est un fait
que des événements importants se déroulent dans notre région, qui
sont liés à la forte poussée de la classe ouvrière et des forces
populaires en Afrique du nord et au Proche-orient pour la conquête
de droits démocratiques et sociaux, mais aussi aux efforts de modernisation
des régimes bourgeois dans cette région. Des développements dans
lesquels s'imbrique une compétition entre forces et unions impérialistes,
ainsi que leurs alliés.
Évaluation
de la situation
Le KKE suit résolument
la voie de la solidarité avec la lutte du peuple Palestinien,
développant une activité multiforme à la fois en Grèce et à l'étranger,
et exprimant dans le même temps son opposition aux accords qui ont
été signés sous pression de l'impérialisme.
Aujourd'hui, nous
pouvons l'affirmer avec certitude, leur bilan démontre que la logique
sur laquelle reposait les Accords d'Oslo (1993) a été disqualifiée,
cette même logique qui prévalait à Camp David (2000), ou au Sommet
d'Annapolis (2007) – la logique de la fameuse « Feuille de route ».
Leur bilan apporte
la preuve que les problèmes historiques concernant la formation et
la reconnaissance de l’État palestinien demeurent, l'occupation des
territoires saisis par Israël lors de la guerre des Six-jours en 1967
continue, la question du retour des réfugiés reste non-résolue, les
colonies ne cessent d'augmenter, et le mur qui a été construit par
Israël est toujours debout. Nous sommes témoins des attaques organisées
par Israël en Cisjordanie et dans la bande de Gaza – toujours sous
blocus.
Sur la base de
ces développements, la situation devient de plus en plus complexe et
dangereuse.
L'intervention
multiforme des puissances impérialistes en Palestine a comme objectif
principal d'étouffer le mouvement de résistance contre l'occupation
et de renforcer les forces qui seront d'accord pour rechercher le compromis
sur la toute la ligne et s’inscriront en opposition avec la lutte
pour un État indépendant, souverain et viable, ayant Jérusalem-Est
pour capitale.
Les États-Unis
et l'Union européenne parlent de deux États (Israël et Palestine),
mais ils occultent le fond de la question. Et ce qui est fondamental,
c'est que lorsqu'ils parlent d'un État palestinien ils ne veulent pas
dire État souverain, organisé en vue d'un avenir décidé par son
propre peuple. Tout cela a été confirmé par les toutes dernières
initiatives, fortement médiatisées, d'Obama. Les États-Unis aspirent
à un « accord » qui enterra le droit à un État souverain, avec des
frontières, le droit à l'auto-défense, les frontières de 1967, Jérusalem-Est
comme capitale, et le retour des réfugiés.
Le KKE sur
la question palestinienne
Le KKE soutient
la lutte du peuple Palestinien et sa résistance contre les forces d'occupation.
Nous dénonçons les pressions au sein de l'Autorité palestinienne
pour imposer une solution qui serait contre la volonté, les intérêts
et les droits du peuple Palestinien.
Nous suivons avec
intérêt l'activité d'organisations qui s'opposent à l'occupation
et aux interventions impérialistes, nous avons des échanges avec elles
et mettons à profit leur expérience.
Notre relation
avec le peuple Palestinien nous permet de réaffirmer que nous devons
analyser la question d'une façon précise, car des initiatives qui
sont présentées comme étant « en faveur » du peuple Palestinien,
quelque fois ne le sont pas ! La compétition entre les classes bourgeoises
de la région, avec des plans plus vastes servant leurs intérêts,
se dissimule derrière celles-ci.
Le KKE a lutté
et lutte contre la ligne politique qui met sur un pied d'égalité
la victime et le bourreau, ligne qui est celle de l'Union européenne
impérialiste, ainsi que celle des forces politiques de la social-démocratie
et du Parti de la gauche européenne (PGE).
Le KKE a dénoncé
l'assaut meurtrier d’Israël contre la mission de solidarité envers
les habitants de la Bande de Gaza en mai 2010, qui a causé des dizaines
de morts et de blessés.
Nous avons lutté
et continuons à lutter contre les efforts visant à incriminer
le mouvement de résistance et son activité au nom du « terrorisme »
et soulignons que celui qui agit vraiment comme un terroriste envers
les peuples est l'impérialisme. Les peuples sont contraints d'utiliser
toutes les formes nécessaires de lutte, y compris la lutte armée,
contre les occupants, contre les tyrans, pour la libération nationale
et sociale, dans la perspective de résoudre le problème du pouvoir
dans un sens favorable au peuple.
Tout peuple, y
compris le peuple Palestinien, doit se voir garanti le droit souverain
de décider de son gouvernement et de son avenir.
Sur la base
de ces analyses, nous réaffirmons la position du KKE sur la question
palestinienne :
Nous soutenons
la lutte pour la création d'un État palestinien indépendant, viable
et souverain, dans les frontières de 1967 et avec Jérusalem-Est comme
capitale, aux cotés d’Israël. Nous exigeons que le peuple Palestinien
soit libéré de la barbarie des forces d'occupation, de l'armée Israélienne.
Nous exigeons
la reconnaissance de l’État palestinien, comme Etat-membre de l'ONU.
Nous exigeons
également :
- La fin des colonies et le retrait de tous les colons qui se sont installés au-delà des frontières de 1967 ;
- La démolition de ce mur intolérable qui divise Jérusalem et la Cisjordanie ;
- Le droit au retour de tous les réfugiés Palestiniens dans leurs maisons, sur la base des décisions de l'ONU correspondantes ;
- La levée de tout blocus contre les Palestiniens, en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza ;
- La libération immédiate de tous les Palestiniens, et autres prisonniers politiques, qui sont incarcérés dans les prisons Israéliennes ;
- Le retrait de l'armée Israélienne des territoires occupés de 1967, y compris le Golan et la région de Sebaa au Sud-Liban ;
Le KKE exige
que le gouvernement Grec annule la coopération militaire de notre pays
avec Israël, et qu'il soutienne franchement les pas allant dans le
sens d'une reconnaissance de l’État Palestinien. A cette fin, le
KKE prendra des initiatives et organisera des actions
à l'intérieur et en dehors du parlement. Il agira dans la même perspective
au Parlement européen et dans les autres organismes européens.
Le gouvernement
soutient les crimes d’Israël
Commentaire
du bureau de presse du Comité
central du KKE
Il convient de noter que vendredi 1er juillet,le bureau de presse du Comité central du KKEa commenté ainsi l'interdiction du départ des navires en direction de Gaza : « La décision du gouvernement Grec d'interdire le départ des navires transportant de l'aide humanitaire destinée à Gaza est inacceptable. Il s'agit d'un nouvel acte de soutien et de coopération avec le gouvernement Israélien qui poursuit et intensifie ses politiques criminelles contre le peuple Palestinien. Le blocus inhumain de Gaza doit cesser dès maintenant, le peuple Grec doit condamner le soutien qu'apportent le gouvernement grec ainsi que les autres gouvernements de l'UE à l’État d’Israël. Le mouvement populaire-ouvrier doit renforcer sa lutte contre les interventions impérialistes et la participation Grecque à celles-ci. »
e-mail:cpg@int.kke.gr